Les termes VR, AR et MR sont de plus en plus utilisés, que ce soit dans l'industrie, la formation ou encore le marketing. Ils sont cependant souvent mélangés, ce qui rend le choix d'une technologie compliqué au moment de lancer un projet immersif.
La réalité virtuelle, la réalité augmentée et la réalité mixte ont chacune leur propre fonctionnement, leur matériel et leurs usages. Nous allons donc voir ce qui les différencie et dans quels cas les utiliser.
La Réalité Virtuelle (VR) : plonger dans un environnement virtuel
La réalité virtuelle consiste à plonger l'utilisateur dans un environnement entièrement numérique. Grâce à un casque de réalité virtuelle, l'utilisateur ne voit plus le monde réel mais une scène en 3D ou une vidéo 360°.
Les mouvements de la tête et des mains sont captés par le casque puis retranscrits dans l'application. Il est donc possible de se déplacer, de saisir des objets ou encore d'utiliser des outils virtuels. Aujourd'hui, la majorité des casques comme le Meta Quest 3 ou les casques Pico fonctionnent en standalone, c'est-à-dire sans ordinateur, ce qui facilite grandement leur utilisation sur un salon ou dans une salle de formation.
La VR est particulièrement adaptée à la formation puisque l'utilisateur est totalement immergé et n'est pas perturbé par ce qui l'entoure. Il peut ainsi apprendre un geste technique, suivre une procédure de sécurité ou s'entraîner sur des situations dangereuses sans aucun risque. Elle est également utilisée pour les visites virtuelles, par exemple pour découvrir un lieu à distance ou un bâtiment qui n'est pas encore construit.
La Réalité Augmentée (AR) : ajouter du virtuel au monde réel
Contrairement à la VR, la réalité augmentée conserve l'environnement réel. Des éléments numériques comme des objets 3D, des textes ou des animations sont ajoutés par-dessus l'image filmée par la caméra d'un smartphone ou d'une tablette.
L'utilisateur peut par exemple placer un meuble dans son salon, afficher une machine à l'échelle réelle sur un stand ou visualiser des consignes directement sur un équipement. Avec la WebAR, l'expérience se lance depuis le navigateur après avoir scanné un QR code, sans avoir à installer d'application.
L'AR est donc la technologie la plus accessible puisqu'elle fonctionne avec un appareil que la majorité des utilisateurs possède déjà. On la retrouve dans le commerce, dans le marketing avec des packagings ou des supports imprimés interactifs, mais aussi dans l'industrie pour assister un technicien lors d'une opération de maintenance.
La Réalité Mixte (MR) : intégrer le virtuel dans l'environnement réel
La réalité mixte se situe entre la VR et l'AR. L'utilisateur porte un casque mais continue de voir son environnement grâce au passthrough, c'est-à-dire la retransmission en couleur des caméras du casque.
La différence avec l'AR se fait au niveau de l'intégration des objets virtuels. Ils sont ancrés dans l'espace et prennent en compte les murs, le sol ou encore le mobilier. Un objet 3D peut ainsi être posé sur une vraie table et l'utilisateur peut se déplacer autour pour l'observer sous tous les angles. Avec le hand tracking, les interactions se font directement avec les mains, sans manettes.
La MR est intéressante pour la formation sur poste puisque l'apprenant garde ses repères dans le monde réel tout en manipulant des éléments virtuels. Elle permet aussi de présenter un produit à l'échelle 1 lorsqu'il est trop volumineux pour être transporté, comme une machine ou un véhicule.